AUDIOVISUEL. Début novembre, suite à un colloque NPA Conseil, la présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, souhaiterait une révision totale de la réglementation sur la production, qui limite les parts de co-production des diffuseurs et remontent aux décrets Tasca de 1990.
 «Nous devons évoluer sur des règles obsolètes», a-t-elle déclaré, évoquant le cas de Plus belle la vie, qui appartient à Newen via Telfrance et que France Télévisions finance pourtant à plus de 70%. Delphine Ernotte, qui considère la concentration dans la production comme «sans doute inévitable», aimerait ainsi la copropriété des programmes de fiction. «Pour nous, l’enjeu est d’avoir un catalogue d’œuvres coproduites, que nous puissions mieux exposer sur nos chaînes numériques et demain vendre à l’étranger, et ainsi nourrir l’économie de ce secteur et créer un appel d’air pour la création en France», a-t-elle déclaré. Elle souhaite passer de 5% à 25% sa part de production «dépendante», 75% pouvant rester aux mains de producteurs extérieurs.
 Pour Nonce Paolini, PDG de TF1, en négociations exclusives pour racheter Newen, a assuré qu’il n’entendait pas se réserver des programmes de France Télévisions: «Si on veut faire un mouvement de ce type, que ce soit TF1 ou n’importe quel diffuseur en France, ça n’est pas pour nourrir ses antennes.»