France Télévisions a investi 59,2 M dans le cinéma en 2015. Selon le projet de contrat d’objectifs et de moyens (COM) 2016-2020 tel que validé fin juillet par son conseil d’administration,  l’entreprise publique doit aboutir à un accord avec les organisations professionnelles du cinéma, incluant plusieurs point auxquels France Télévisions tient.

Cette réévaluation se fera en “fonction des avancées relatives à l’exposition sur son antenne et au sein des offres non linéaires” selon le document  (COM).

Le groupe, qui a fait cette demande depuis plusieurs années, souhaite pouvoir proposer les films diffusés à l’antenne dans son offre de rattrapage.

À l’heure actuelle, seule Arte, parmi les chaînes hertziennes gratuites, rend accessible certains longs-métrages sur son service Arte+7.

De plus, France Télévisions veut pouvoir intégrer les films pré-financés dans sa future plate-forme SVOD, un service qui devrait mêler offres gratuites et payantes et serait disponible en mars 2017.

Sur sa grille de programmes, France Télévisions veut une “meilleure exposition du cinéma”. Le groupe négociera avec les professionnels du secteur la possibilité de diffuser certaines œuvres cinématographiques sur des plages horaires nouvelles.

L’investissement de France 2, France 3, et France 4 sera maintenu à 3,5 % du chiffre annuel net de l’exercice précédent.

Le projet COM est actuellement à l’examen au CSA et dans les commissions en charge de la communication de l’Assemblée nationale et du Sénat.

A noter que le groupe a obtenu un renforcement de son couloir dit “dépendant” à 25%, la moitié pouvant être réalisée par sa filiale MFP, seule ou en coproduction avec des producteurs indépendants.

Le nouvel accord aborde aussi la question des droits ou encore celle de l’exploitation sur des plates-formes délinéarisées.