Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a déclaré mercredi ne pas avoir constaté de manquement majeur dans le traitement médiatique des attentats de Paris et de Saint-Denis, et de la période de forte actualité qui a suivi.
Le CSA a uniquement “observé, s’agissant d’une émission d’information, une signalétique jeunesse inadaptée dont il a fait part au diffuseur concerné”, a-t-il déclaré dans un communiqué.
Cette émission ne serait autre que “66 minutes”, diffusée sur M6, qui aurait dû déconseiller le programme aux moins de 12 ans. Le magazine était consacré aux attentats et diffusé le dimanche 15 novembre en début de soirée. ” Le Conseil a constaté avec satisfaction qu’il n’avait pas relevé d’autre manquement dans l’exercice de la responsabilité éditoriale des télévisions et des radios”.
Dès le lendemain des attentats, la police de l’audiovisuel avait fait un appel aux redactions afin de “ne donner aucune indication susceptible de mettre en cause le déroulement des enquêtes”.
Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel agissait ainsi de façon préventive pour éviter que des erreurs commises lors des attentats de janvier ne se reproduisent. Une cellule de veille avait été prevue pour superviser le traitement médiatique des évènements, afin qu’il n’empiète pas sur l’enquête et qu’il respecte “la dignité des personnes”. Suite aux attentats de janvier, le CSA avait envoyé à 16 chaînes et radios des mises en demeure, estimant que leur couverture, qui révélait la présence d’otages cachés ou encore les opérations policières en cours, aurait notamment “pu avoir des conséquences dramatiques pour les otages de l’Hyper Cacher de la Porte de Vincennes”.
Des critiques dénoncées par les intéressées comme une forme de “censure”.