LE CONCEPT

Un candidat est confronté obligatoirement à 10 questions avant de quitter le jeu. Lors de la dixième et ultime question, et celle-là seulement, le candidat peut quitter le jeu sans répondre, après énoncé, mais il retombe alors au niveau inférieur.

Chaque question a 4 propositions de réponse. Si le candidat doute, il dispose de 7 jokers puis d’un complice qualifié de « dernier joker ». Chaque joker, y compris le dernier, offre une aide dans les réponses et ajoute 15 secondes de temps supplémentaire pour répondre. Les 7 premiers jokers suppriment chacun une mauvaise réponse parmi les hésitations du candidat (au choix, le candidat indique les quatre, trois ou deux propositions le faisant douter). Les jokers sont cumulables (le candidat peut en utiliser trois de suite pour éliminer toutes les mauvaises réponses d’une question). Le « dernier joker », qui consiste à pouvoir dialoguer avec son complice, n’est autorisé qu’après utilisation des 7 précédents jokers mais avant la dixième et dernière question.

Chaque bonne réponse fait grimper d’un niveau le candidat dans l’échelle des gains ci-dessous. Une mauvaise réponse lui fait par contre perdre 3 des jokers restants ou, à défaut de jokers, le fait descendre d’autant de niveaux dans l’échelle des gains.

Pour répondre aux questions, le candidat est limité en temps : 30 secondes pour les 5 premières questions puis 60 secondes pour les 5 suivantes (6 à 10).

Le public peut jouer en direct via une application gratuite, et une personne peut partager le gain du candidat.

LE PROGRAMME

  • Diffusion : Du lundi au vendredi à 18h15
  • Chaîne de diffusion : France 2
  • Présentation : Olivier Minne
  • Production : Hubert Prod
  • Format : 35 minutes

LA VIDÉO

L’ANIMATEUR

Olivier Minne

Atlantis Television - JOKER

En 1991, Olivier Minen débute sa carrière et anime les émissions collège du CNDP sur FR3 (bi-hebdomadaire), qui avait pour but de décrypter les images de la télévision et de donner aux jeunes collégiens les outils nécessaires pour regarder la télévision en toute lucidité. Dominique Wolton, chercheur au CNRS et spécialiste des médias, donnait en plateau son regard et son analyse sur l’impact des images, les forces et les faiblesses de celles-ci, et l’importance qu’elles avaient d’un point de vue politique, culturel et sociétal. Toujours en 1991, Agnès Vincent, alors responsable des programmes jeunesses d’Antenne 2 et de FR3, lui confie successivement la présentation des jeux Les Mondes fantastiques, de 1992 à 1994 sur FR3 et Génies en Herbe, également sur FR3.

Après ses premières émissions, la carrière d’Olivier Minne décolle au milieu des années 1990.

Monique Cara de son côté le repère et lui confie un poste de journaliste-chroniqueur dans l’émission Matin Bonheur, sur France 2 jusqu’en 1994, émission dont il assurera ensuite la présentation entre 1994 et 1996. En 1996, parallèlement à ses activités parisiennes, il tourne en Belgique pendant une saison, sur la chaine RTL-TVI, l’émission mensuelle de divertissement en prime time 7e Ciel, produite par Marc Nivesse.

Olivier Minne a commenté, pour France 2, trois éditions du Concours Eurovision de la chanson : en 1995 et 1997, en direct de Dublin et en 1996 en direct d’Oslo.

Pendant l’été 1997, il anime avec Jean Riffel le divertissement Jeux sans frontières, qui fait son retour sur France 2. À la rentrée, il présente et coproduit Le Cercle des métiers, sur la même chaîne.
L’été suivant (1998), il devient présentateur des Nouveaux Mondes, émission d’aventure et d’exploration scientifique.
Après une forte exposition sur France 2, il est relégué sur des chaînes plus confidentielles.
De 1999 à 2002, il anime des magazines spéciaux consacrés au cinéma sur 13e rue. De septembre 2000 à juin 2001, il présente avec Élizabeth Tchoungui le magazine culturel Les Écrans du savoir sur La Cinquième.

La carrière d’Olivier Minne redécolle durant les années 2000.

En janvier 2002, le jeu Pyramide qui a disparu de l’antenne quelques jours, revient à l’antenne. Olivier Minne devient, avec Pierre Galibert, maitre-mot. Ils remplacent tous les deux Claire Gautraud et Jérôme Tichit, tandis que Marie-Ange Nardi remplace Patrice Laffont à la présentation du jeu. La nouvelle formule ne plait pas et face au mécontentement du public, Minne et Galibert seront évincés du jeu en juin 2002 avec le retour de Gautraud et Tichit (Marie-Ange Nardi sera remplacée par Patrice Laffont en juillet 2002).

De janvier 2003 à juillet 2006, Olivier Minne présente le jeu La Cible sur France 2. Il présente Fort Boyard à partir de juillet 2003. Il coanime le jeu avec Sarah Lelouch de 2003 à 2005, puis avec Anne-Gaëlle Riccio entre 2006 et 2009. Il anime l’émission seul depuis 2010. Olivier Minne a participé au jeu comme candidat en 1995 et en 1997, puis en 2008 dans la version belge du jeu.

En 2007, il crée sa propre structure de production, Olivier Productions. Pour France 2, il produit des pièces et des programmes (voir sections théâtre et fiction télé).

Du 4 septembre 2006 au 2 mars 2007, il présente une quotidienne à 18 h sur France 2, Un monde presque parfait, émission de divertissement et d’humour basée sur des archives télévisuelles.

À partir du lundi 3 septembre 2007, il présente 60 secondes du Colisée sur France 2 à 18 h, qui deviendra 60 secondes pour rire à partir du mercredi 12 septembre. À la suite des mauvaises audiences quotidiennes, France 2 déprogramme l’émission le vendredi 28 septembre 2007.

En 2007 et 2008, il présente plusieurs émissions en première partie de soirée sur France 2, dont Les Femmes à l’honneur, la Fête de la musique pendant trois ans coanimée avec Helena Noguerra ou Daniela Lumbroso, des émissions rendant hommage à Pascal Sevran et à Jacques Martin tout en poursuivant son rôle de Maître au sein de Fort Boyard.
À partir de septembre 2008, pour une raison inconnue, France 2 ne lui confie plus d’émissions hormis Fort Boyard et il se retrouve à animer des émissions sur TF6. Il participe au Grand Concours des animateurs sur TF1 le 26 septembre 2009 lors duquel il termine quatrième. Il est de nouveau candidat dans l’émission du 17 septembre 2011 et du 20 février 2015 mais il est éliminé dès la première manche.

Il présente aussi Mercator, une émission belge sur la RTBF. Il revient sur l’antenne de France 2 durant l’été 2010 avec une nouvelle version de Fort Boyard.

À partir de novembre 2010, Olivier Minne se voit à nouveau confier des émissions par France Télévisions. Il anime deux nouveaux divertissements sur France 3 : Toutes les idoles que j’aime (consacré aux grandes stars des années 1960) et Ma ville en rire (émission axée autour de l’humour et se déroule dans différentes villes de France). Il reprend aussi l’émission Tous vos amis sont là, anciennement présentée par Stéphane Bern.

À la suite de la volonté de France Télévisions d’empêcher les animateurs de travailler sur plusieurs chaînes du groupe, Olivier doit décider s’il reste sur France 2 ou France 3. Malgré le fait qu’un certain nombre d’émissions lui sont proposées sur France 3, celui-ci décide le 14 janvier 2011 de rester sur France 2 car celle-ci est sa chaîne d’origine et qu’elle répond plus à ses aspirations d’animateur.

Olivier Minne continue l’animation de Fort Boyard en 2011 pour la neuvième année consécutive. Le 12 novembre 2011, il présente Dans les coulisses du show, une émission de variété produite par Be Aware dans laquelle on découvre ce qu’il se passe dans les coulisses de l’émission

Il présente Fort Boyard, émission diffusée tous les ans, sur la chaîne du service public France 2 ainsi que quelques primes-times occasionnels.

En octobre 2012, il reforme son duo avec Virginie Guilhaume pour la présentation du Concert pour la tolérance à Agadir.

Alors qu’il ne présentait jusqu’ici que Fort Boyard, Olivier anime le 29 juin 2013 pour la première fois Intervilles avec Nathalie Simon et Tex dans le rôle d’arbitre, unique prime-time célébrant les 50 ans du jeu.
Le jeu Pyramide fait son retour durant l’été 2014 avec Olivier Minne à la présentation. L’annonce a été faite dans l’émission de D8 Touche pas à mon poste ! Le jeudi 13 février 2014. Un pilote a été tourné début mars 2014. La société Starling qui appartient au groupe Sony Pictures Television produit cette nouvelle version diffusée durant l’été 2014. Le jeu ne revient pas à la rentrée mais à partir du 1er novembre.
À partir du 16 février 2015, il présente le jeu Joker à 18 h 15 sur France 2.

L’INTERVIEW

Extrait de PureMédias.com
puremedias.com :

Situation inédite : vous vous succédez dès ce soir avec « Joker » !
Olivier Minne : (Rires) C’est vrai. C’est bien la première fois en 26 ans que je me remplace moi-même. C’est assez étonnant mais c’est comme ça.

« ‘Joker’ est autant une émission de jeu que d’humeur »
Quel est le concept de « Joker » ?

C’est un quiz qui fonctionne sur le principe de dix questions à poser à un candidat, qui ne peut pas quitter le jeu même s’il donne une mauvaise réponse. On lui donne sept jokers au départ pour l’aider et il y a une échelle de gains qui va de 0 à 50.000 euros. Le but étant d’atteindre les 50.000 euros mais surtout de s’y maintenir car on peut y arriver avec six questions, mais il y en a dix obligatoires. On peut tenir grâce aux jokers et son dernier joker qui est un accompagnant. La seule chose c’est que, si le candidat n’a plus de jokers et répond mal à une question, il est dans ce cas-là pénalisé en chutant de trois niveaux dans l’échelle des gains. Il y a une notion d’espoir qui perdure jusqu’au bout de l’émission. Mais c’est autant une émission de jeu que d’humeur.
Les téléspectateurs pourront également jouer via une application sur smartphone – mais aussi avec les traditionnels appels et SMS – pour tenter de gagner la moitié des gains du candidat chaque jour.

Donc il faut qu’il y ait un peu de « Olivier Minne show » ?
Est-ce que c’est le « Olivier Minne show » ?… En tout cas, ce qui est sûr, c’est que c’est une cour de récréation absolument fabuleuse. C’est une aire de jeu dans laquelle je peux être totalement moi – comme dans « Pyramide » et « Fort Boyard ». Mais c’est vrai que le format me permet de partir dans des délires et dans l’absurdité qui est la mienne. Qu’on aime ou qu’on n’aime pas, après, c’est autre chose. Je me suis senti très libre.

« ‘Pyramide’ n’a été ni un succès, ni un échec »
Vous avez un objectif d’audience ? La case est très difficile depuis de nombreuses années.

La case n’est pas simple, c’est vrai. A titre personnel, on ne m’a donné aucun objectif d’audience et on ne m’a mis aucune pression par rapport à ça. L’objectif est bien sûr d’amener un peu plus de public, étant donné que c’est un moment crucial pour la chaîne. Mais moi, personnellement, je n’ai eu aucun mot d’ordre particulier. Après, quand on fait une émission de télévision, le but, c’est qu’elle soit regardée ! Mais France 2 veut nous laisser le temps et on a jusqu’à juin pour faire nos preuves.

Depuis début janvier, « Pyramide » dans cette même case réunissait en moyenne 773.000 téléspectateurs et 5,2% du public. Vous êtes déçu ?
Non, je ne suis pas déçu. D’abord, on a bien fonctionné pendant les vacances de fin d’année et puis l’audience a été très fortement impactée par les attentats, ce qui est tout à fait logique. Après ces événements tragiques, on a eu des phases de plateau et on a regagné petit à petit. Finalement, en parts de marché ménagères, on est au double de ce que fait France 3 au même horaire, même si ça reste faible. Et on savait dès le départ que « Pyramide » ne resterait que six semaines. Et aujourd’hui, un mois et demi – sans compter les déprogrammations-, c’est court et insuffisant pour installer un rendez-vous sur une case qui a été aussi bousculée. Donc le bilan, ce n’est ni un succès, ni un échec. En revanche, « Pyramide » fonctionne bien le samedi en access et restera à l’antenne jusqu’en juin. Il est possible qu’on revienne le dimanche l’été mais rien n’est fait pour le moment.

« Joker », c’est la recette miracle pour sauver le 18h de France 2 ?
Je ne peux pas dire ça parce que ce serait d’abord éminemment prétentieux et très présomptueux. Je n’ai absolument pas cette pensée-là. On a tout mis en oeuvre pour faire un programme qui soit chaleureux, sympa, convivial, avec de l’émotion, du rire, des moments parfois surréalistes… dans un jeu de quiz où on a cassé tous les codes du quiz classique, que ce soit dans les lumières, le décor… Sur les plans larges du décor, vous pourriez penser que c’est un talk !

« Dans ‘Fort Boyard’, on s’oriente vers un nouveau personnage pour succéder à La Boule » « Fort Boyard » reviendra sans surprise cet été. Avec vous ?
Je n’ai pas encore signé mais on travaille déjà sur la préparation de la nouvelle saison donc j’ai cru comprendre que j’étais de la partie. (Sourire) On prépare là des choses encore différentes, tout en gardant les fondamentaux. On veut surprendre les fidèles du programme et amener d’autres téléspectateurs qui zapperont et resteront. « Fort Boyard », finalement, c’est une émission qui est en constante évolution et c’est sans doute ce qui explique qu’il n’y a aucune lassitude pour moi comme pour le téléspectateur. Donc normalement, à moins d’un gros changement, je serai là.

En septembre dernier, « Fort Boyard » a été endeuillé par la mort de La Boule, déjà absent l’été passé pour raisons de santé. Son rôle sera-t-il recasté ?
Mister Boo, l’homme fort, ne rempilera pas en tout cas. Moi, je milite, non pas pour remplacer La Boule, mais que pour quelqu’un reprenne le rôle du « méchant ». Dans le story-telling de « Fort Boyard » aujourd’hui, il est nécessaire. Il faut un gardien de prison identifié comme tel. Ca aurait de la gueule. Je milite pour ça et je pense qu’on s’orientera vers un nouveau personnage qui aura ce rôle-là.

« Quand vous ne créez plus le désir, vous ne créez plus le désir ! »
Vous aviez dit au printemps 2014 que les six années passées avaient été difficiles pour vous, professionnellement parlant. C’est de l’histoire ancienne maintenant, non ? On vous a rarement autant vu !

Et encore, je ne vais pas énerver grand monde : je serai en quotidienne du lundi au samedi mais c’est tout, il n’y aura pas de primes hormis l’été. Je reste dans une présence raisonnable par rapport à d’autres qui peuvent être encore plus présents. (Sourire) Mais c’est certain que ça a beaucoup changé, c’est sûr. Il y a la confiance de Thierry Thuillier (patron de France 2, ndlr) qui, contre le sentiment général qui reignait dans le milieu par rapport à moi, a décidé de me remettre en selle alors que les autres ne l’envisageaient plus depuis longtemps. J’espère être à la hauteur de la confiance de Thierry et de la chaîne.

Durant votre période difficile, vous n’avez pas eu la tentation d’aller sur la TNT, comme l’ont fait dernièrement Julien Courbet ou Benjamin Castaldi ?
Quand bien même j’en aurais eu la tentation, les chaînes de la TNT n’étaient absolument pas tentées ! (Rires) Il y a un moment donné où, quand vous ne créez plus le désir, vous ne créez plus le désir. Comme ma grand-mère disait, on ne force pas l’âne à boire s’il n’a pas soif. Donc non, ça ne s’est pas présenté parce que personne ne l’envisageait, c’est aussi simple que ça.

« C’est grâce à moi que le théâtre est revenu en prime time sur le service public »
Quand vous voyez les audiences des dernières pièces de théâtre sur France 2, ça ne vous donne pas envie d’en proposer de nouvelles à la chaîne ?

J’ai continué à proposer des pièces à France 2 pendant la période qu’on évoquait, où j’étais un peu sur le côté. Forcément, dans ce cas-là, même en tant que producteur, c’était compliqué de placer des projets. Mais là, ce n’est pas encore signé mais je peux en parler, on travaille sur un projet de pièce de Feydeau, « L’Hôtel du libre échange », avec des animateurs de la chaîne, pour la fin de l’année. On a commencé à faire le casting et, si on signe, ce sera notamment l’occasion de fêter les dix ans du « Fil à la patte » et du retour du théâtre à la télévision. Car, je ne le dis pas souvent, mais c’est grâce à moi que le théâtre est revenu en prime time sur le service public. C’est ma grande fierté !

Enfin, au printemps 2014, vous aviez déclaré qu’on vous retrouverait sur le site de l’INA. Vous les avez prévenus que, finalement, vous étiez aussi sur France 2 ?
(Rires) Cela dit, j’ai encore plein d’émissions qui sont sur le site de l’INA ! J’avais dit ça en souriant mais ça a un peu stressé certaines personnes sur France 2 à l’époque, qui trouvaient que ce n’était pas bien de dire ça alors qu’il n’y avait pas de malice. Chez moi, il n’y a jamais de malice. Je préfère régler mes problèmes cash avec les personnes et pas par des périphrases dans la presse. Mais non, je n’ai appelé l’INA pour leur dire… Je devrais peut-être ! (Rires)

Le bonus