LE CONCEPT

Le grand frère propose de tendre la main à des adolescents en crise afin qu’ils retrouvent le goût de vivre et une situation familiale saine.

Plongé durant deux semaines au cœur d’une famille, le grand frère tente de rétablir un climat d’écoute, de confiance et d’échanges entre parents et adolescents en difficulté. Le grand frère propose de tendre la main à des adolescents en crise afin qu’ils retrouvent le goût de vivre et une situation familiale saine grâce à un éducateur.

Le grand frère, un éducateur à la ville comme à l’écran.
Le grand frère a été recruté pour sa connaissance des situations difficiles. L’éducateur a depuis toujours la volonté d’aider les familles en détresse. Pendant dix jours, il vit, mange et dort chez l’habitant afin de débloquer des cas complexes et moralement difficiles à gérer. C’est du 24 heures/24, il fait parti intégrante de la famille, les gens se confient et cela permet de repartir sur de nouvelles bases le lendemain.

LE PROGRAMME

  • Diffusion :
  • Chaîne de diffusion : NT1
  • Présentation : Pascal Maquin
  • Production : TF1 et la Concepteria
  • Format : 1h50

LE PRÉSENTATEUR

Pascal Maquin

Atlantis Television - Pascal le grand frère
Pascal Maquin, remplace l’ancien “grand frère” sur TF1, depuis juillet 2013. Très impliqué dans l’éducation populaire, il a occupé différents postes lui permettant de devenir le nouveau grand frère : d’animateur à médiateur, en passant par directeur de séjours jeunes ou encore éducateur socioculturel. Il est, aujourd’hui, coordinateur jeunesse en Seine-et-Marne.

L’interview

Vous reprenez une émission qui était fortement incarnée sur TF1 par un autre animateur dont vous partagez le prénom. Après l’échec de la première, en juillet dernier, Pascal le grand frère a été déprogrammé par la Une pour rejoindre NT1. Comment l’avez-vous vécu ?
Pascal Maquin. Pour moi, ça ne change rien, je suis assez éloigné du monde de la télé. Je ne suis qu’un éducateur, et ce genre de décisions stratégiques me dépasse, il n’y a que le concept qui m’intéresse. Je trouve ça même plutôt logique, puisqu’il s’agit d’un programme éducatif, ce qui correspond mieux à la grille des programmes de NT1. Pour le reste, tant que je peux aider des familles.

Quelles sont les différences entre la version Pascal Soetens et la version Pascal Maquin ?
La grosse difficulté, pour moi, c’est qu’on nous compare forcément tous les deux, surtout que nous avons le même prénom ! Pourtant, ma démarche est différente : elle repose en grande partie sur l’immersion dans la famille, quand lui ne s’intéressait qu’à l’adolescent « à problème ». Je vis avec elle pendant une semaine non-stop, 24 heures sur 24. Je dors dans la chambre du jeune. Ce qui me permet de voir non seulement ses erreurs, mais également celles commises par les parents. Je propose aussi au jeune des activités à sensation à l’extérieur, sans la famille, ce qui l’aide à se recentrer. On règle beaucoup plus de problèmes par cette méthode qu’un éducateur qui n’intervient qu’une fois par semaine, ou même tous les jours mais sans rester dormir là-bas. Beaucoup d’émissions s’intéressent à eux juste le temps des caméras, ce qui n’est pas mon cas : pendant les trois mois qui suivent, je dialogue quasiment tous les jours par téléphone avec les ados rencontrés.

Comment avez-vous appris à gérer de tels comportements ? Quels conseils donnez-vous aux parents d’ados à problème ?
Je suis acteur d’éducation populaire : je travaille dans ce domaine depuis mes 17 ans. J’ai d’abord été animateur auprès de tout-petits, puis d’ados, médiateur puis éducateur socioculturel en Seine-Saint-Denis. Mon truc, c’est le dialogue. Les ados cherchent à nous pousser à bout, mais je ne rentre pas dans ce jeu-là. Je reste calme, mais autoritaire. La plupart du temps, c’est un problème d’autorité. Je ne vais pas seulement appliquer ma méthode, mais analyser la situation. Il m’arrive d’ailleurs de changer de méthode en cours d’émission. En revanche, une fois qu’on a fixé une règle, il est indispensable de s’y tenir. Certains parents cherchent à être potes avec leur ado, ils jouent sur ce rôle mais les ados, eux, n’attendent pas ça. Il faut rester adulte quoi qu’il arrive. Et ne pas s’énerver, ce qui serait réagir comme un adolescent, alors qu’il a besoin d’avoir un comportement adulte face à lui.

Il y a des cas que vous refusez de traiter ?

On vérifie que chaque cas est traitable en une semaine. On évite donc les choses trop dures comme les usagers de drogues dures, ou les cas de viol dans la famille. Et les problèmes psychologiques extrêmes, qui nécessitent un traitement médical. L’adolescence, c’est le moment où nous sommes les plus centrés sur nous-mêmes, totalement égocentriques. Les jeunes qui ont un comportement à problème en veulent souvent aux parents. La solution, c’est souvent, simplement, de découvrir précisément pourquoi.