Anne et Benjamin aiment le travail d’équipe. Ils établissent une vraie relation de confiance avec les productions et les collaborateurs.

C’est quoi Bengal Prod ?

Anne : C’est une société qui a vu le jour en mars 2017 ayant pour objectif la gestion de la post-production d’une émission télé. Nous validons avec les productions la mécanique de post-production de programmes en amont. L’idée est de faciliter le travail de post-production pour le bon aboutissement du programme. Nous essayons d’avoir une vision transversale. Nous participons à l’élaboration du programme en conseillant les productions dans les étapes avant la post-prod pour que ce soit fluide. Nous faisons des allers-retours sur ce qui fonctionne, ce qu’il manque etc. Il faut un réel degré de confiance avec les productions.

Benjamin : Cette boîte est née d’un concours de circonstances. Nous bossions tous les deux avec une production qui nous a demandé de gérer l’ensemble des productions. L’effet boule de neige a été très rapide, d’autres productions nous ont contacté très vite. L’idée est de conseiller les productions sur la mécanique en amont pour faciliter la post-prod. Notre première collaboration était La villa des coeurs brisés.

Comment est née Bengal prod ?

Anne : Nous nous sommes rencontrés sur une production pour TF1. Rapidement, nous avons trouvé que nous étions extrêmement complémentaires. Nous avons une même vision du produit fini mais pas la même maîtrise des moyens techniques. En général, nous sommes toujours d’accord sur ce que nous voulons. C’est Benjamin l’instigateur de la société. Il est le président et je suis la directrice générale associée.

C’est quoi votre quotidien ?

Benjamin : Je gère pas mal la technique et la mise en place artistique du montage. Anne a un regard de productrice. Nous voyons ensemble comment raconter une histoire.

Anne : Benjamin crée et je fais en sorte que ça existe. On aime bosser ensemble et ça c’est très important. Ce sont toujours des moments sympas. Je pense que nous avons assez d’admiration réciproque pour que le quotidien soit agréable et productif. Nous essayons de sortir le meilleur de nous-mêmes grâce aux qualités de l’autre dans cette équipe.

Comment les équipes se montent-elles ?

Benjamin : Ce n’est pas pyramidale. Nous travaillons en équipe. Nous avons la chance de travailler avec des très bons dans leur domaine et c’est valorisant pour tous. Une fois, nous avons eu le challenge de monter une équipe pour une production sur un programme difficile, sans s’en rendre compte, rapidement, nous avons eu des killers en montage ce qui est super encourageant et rassurant pour nous.

Anne : Avec les équipes nous avons une vraie relation de confiance, de fiabilité et de loyauté. Il n’y a pas de hiérarchie parallèle mais horizontale. Ils ne bossent pas POUR nous mais AVEC nous. Ça donne une force de dingue. Nous partons sur des productions pour 6 mois à 1 an parfois. Des liens se tissent forcément, c’est très riche. C’est important de garder un lien humain, et il faut savoir protéger sa vie privé en gardant l’esprit familial.

Quels sont vos parcours ?

Benjamin : J’ai fait l’EFAP entreprise et j’ai eu la chance de faire beaucoup de stages. À la base je faisais de la musique (Violon et DJ). Je voulais bosser dans ce domaine mais les expériences que j’ai eues ne m’ont pas plu. J’ai commencé en télé par un stage. Mon premier stage était chez Iapiap pour Canal J, j’étais accessoiriste plateau. Je suis allé jusqu’à préparer des voitures pour des hamsters !! J’ai bossé ensuite chez Endemol sur Les Enfants de la Télé, je cherchais les “casseroles” en faisant du dérushage. Ensuite, je suis passé de journaliste au tournage puis au montage. Chaque année, je faisais une formation AFDAS (JRI, lumière, montage final cut puis Avid) pour me perfectionner. Mon premier projet en tant que monteur était sur Dilemme. Nous avions 24 heures pour monter 40 minutes. Je suis repassé chef de projet après pas mal d’années en tant que chef monteur et puis j’ai rencontré Anne sur L‘Addition s’il-vous-plaît.

Anne : Je ne suis pas arrivée tout de suite en télé. J’ai fait une école de commerce et un master en géopolitique. Je suis partie quelques temps à New-York pour bosser en tant que chef de projet pour une marque de luxe. Le boulot n’était pas très épanouissant. Je suis rentrée en France pour exercer ma passion pour la peinture quelques années et à l’occasion d’un dîner j’ai rencontré quelqu’un qui bossait en télé. Nous nous sommes bien entendus et il m’a proposé un stage à l’essai. Je suis partie à l’aventure et rapidement j’ai adoré cet univers. J’ai rencontré des gens formidables. Ce qui me plaît c’est qu’autant de personnes différentes travaillent sur le même projet tout en ayant le même objectif. J’ai commencé dans le documentaire, puis en production chez Hanouna. Je suis passée chef d’édition chez Coyote puis rédactrice en chef et chef de projet chez TF1. Là, j’y ai rencontré Benjamin et il m’a fait découvrir la télé-réalité. En télé-réalité les gens sont extrêmement professionnels et super “capés”, c’est un exercice difficile.

Avez-vous des habitudes particulières ?

Anne : Alors Benjamin ne quitte pas son casque jaune fluo une grande partie du début de matinée. Après un premier café, il dit bonjour aux équipes et travaille régulièrement en chaussettes pour information ! Moi, je prends un café allongé pour commencer ma journée. J’aime arriver au travail, j’aime l’idée de retrouver les équipes. Et aussi, chercher un petit-déjeuner en arrivant, c’est important 🙂

Vous avez un lien particulier avec Atlantis ?

Benjamin : Moi j’adore l’esprit start-up et la déco ici.

Anne : C’est vrai que les conditions de travail sont agréables, surtout que les périodes de montage durent souvent longtemps. Par la force des choses nous nous connaissons tous bien. Par exemple Baptiste (régisseur général ndlr) et les régisseurs connaissent nos habitudes pour les bureaux et le reste, c’est vraiment top.


Quel est le secret d’un bon travail d’équipe ?

Anne : Je dirais simplement que c’est la confiance et le compromis. Ce n’est pas facile tous les jours mais ça nous définit assez bien. Il faut accepter les défauts de l’autre et essayer d’être complémentaire.