LE CONCEPT

« Importantissime » est une émission qui parodie les coulisses d’émissions, comme « Enquête Exclusive » ou encore « 100% Mag », « Le Grand Journal »

LE PROGRAMME

  • Diffusion : tous les samedis à 12h05
  • Chaîne de diffusion : Canal+
  • Présentation : Chris Esquerre
  • Production : ITV studio France
  • Format : 10 minutes

LA VIDÉO

LE PRÉSENTATEUR

CHRIS ESQUERRE

Atlantis Television - IMPORTANTISSIME

Chris Esquerre obtient une licence d’économie en Angleterre, en 1995. Il fait ses études à l’Ecole Supérieure de Commerce, à Rouen. En 1998, il démarre sa carrière professionnelle chez Andersen Consulting, où il reste un an. En 1999, et ce jusqu’en 2002, il travaille chez Humour Consulting Group. Mais il commence réellement sa carrière à la radio en travaillant chez France Bleu, puis RFI et enfin Radio Nova. Sa carrière télévisuelle commence chez France 2 pour « Tout le monde en parle », puis pour « Les Colocataires » sur M6, où il arrive en 2004, et enfin pour le « Morning Café ».
Il tourne une série de publicités pour Eurostar en 2005 puis en 2006, mais aussi pour The Keys of Success et Rebondir dans le Business. A partir de septembre 2007, il travaille chez Canal+ pour la programmation de Canal+ Décalé. Il intervient, en parallèle, comme chroniqueur pour « L’Edition Spéciale » où il présente « La revue de presse des journaux que personne ne lit ».
En 2008, il diversifie ses interventions en ajoutant à ses chroniques le bilan de la semaine, mais aussi une revue de presse et des dissertations humoristiques en tout genre.
Il a tourné, parallèlement à tout cela, une série de sketches publicitaires pour une marque détenue par GPS vocal diffusés sur Dailymotion, mais il prépare aussi un one-man-show qui reprend ces travaux passés et présents.
De 2009 à 2010, il présente « Télé Oléron » dans l’émission « Pop Com » où il joue le dôme d’une journaliste d’une chaîne régionale qui parodie différentes émissions.

Chris fait son premier one-man-show en juillet 2010 au Festival d’Avignon. Par la suite, en septembre de la même année, il participe à l’émission « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » présenté par Bruce Toussaint, sur Canal+. Il participe aussi à l’émission, présentée par Alessandra Sublet, « Je hais les dimanches » diffusée sur France Inter.
Il rejoue son one-man-show en juillet 2011 au théâtre Le Lucernaire, à Paris. Il continuera au Point Virgule, jusqu’en juin 2012. Qu’il reprendra le temps de quelques mois, au Grand Point Virgule à Montparnasse, jusqu’en octobre 2012. En parallèle, il apparait dans l’émission « On va tous y passer » présentée par Frédéric Lopez sur France Inter, en septembre 2012. Il revient également sur Canal+, la même année, pour le renouvellement du « Grand Journal » où il intervient tous les vendredis pour un bilan hebdomadaire.
Fin 2013, il écrit une websérie humoristique qui est sponsorisée par Legrand : Le Grand Changement ». Début 2014, il se produit au théâtre des Bouffes-Parisiens, où il se définit comme « muté ». Par la suite, et toujours en 2014, il lance un site parodique de e-commerce qu’il nomme « The Shop ».
Rentrée 2014, pour la dernière demie-heure de « La Bande Originale », il remplace Nagui sur France Inter. En même temps, il continue sa websérie humoristique appelée « Importantissime », diffusée sur Canal+.
Il apparaît, pour la première fois sur grand écran, au cinéma, dans le film « Arnaud fait son 2ème film », d’Arnaud Viard, en 2015.

L’INTERVIEW

Est-ce qu’Importantissime est un projet que tu as longtemps mûri ?
Chris Esquerre : Oui, c’est en quelque sorte une cousine de Télé Oléron. Je privatise l’antenne pour moi le temps de quelques minutes, et je joue à la «vraie» émission alors que c’est pour de faux. C’est comme un jeu – on me donne un grand joujou, je joue. C’est totalement différent de faire une vraie émission pendant 1h30, et je pense d’ailleurs que sur la longueur, Importantissime ne pourrait pas fonctionner car ça reste une fiction malgré tout. C’est une fiction qui fait oublier qu’elle est une fiction. Je voudrais qu’un étranger qui ne parle pas bien français et qui tombe par hasard sur Importantissime ne sache pas qu’il s’agit d’une fausse émission.
 
On sent qu’Importantissime est un mélange de fantasmes et de choses réelles que tu as dues vivre dans ta carrière. Est-ce que tu continues de regarder la télévision pour «nourrir la bête» ?
Non, je ne la regarde quasiment pas, je regarde les JT. C’est vrai qu’Importantissime est assez fantasmé et s’appuie sur des observations réelles – ensuite, j’en tire un fil délirant. Evidemment qu’on peut assister à de la cruauté psychologique dans ce milieu, mais comme dans tout domaine, pour moi qui fus consultant, je peux te dire que ce n’est pas pire à la télé.
 
Les egos n’y sont pas plus grands et les stupéfiants plus présents ?
Oh non, c’est un peu fini ça, la coke, tout ça… A Canal, il n’y a quasiment plus aucun animateur qui prend de la coke – c’est plutôt les techniciens, tu vois.
 
Sur M6 et sur Canal, tu as toujours bénéficié d’une grande liberté de ton alors même que tu te moquais – et tu le fais encore actuellement – des programmes desdites chaînes. Comment expliques-tu cela ?
Je me moque de manière subtile et je n’ai pas de cible en particulier, c’est un mélange de plein d’émissions. Parfois, on peut reconnaître Le Grand Journal, parfois, ça va être les émissions de M6. J’emprunte à toutes les émissions ; je n’ai pas voulu régler son compte à une émission en particulier. Les gens à la direction de Canal ont de l’humour, donc ça va. Et puis ce serait inquiétant s’ils pensaient que je ne parle que d’une émission de Canal+ en particulier .
 
Quels sont les retours sur Importantissime ?
Ils sont supers, mais ce n’est pas aussi viral que quelqu’un qui montre son cul place de la Concorde.
 
C’est important pour toi les critiques, la bonne presse ? J’ai l’impression qu’il y a comme un consensus autour de Chris Esquerre.
Je ne suscite pas l’animosité ; les gens sentent que je ne me la pète pas, je ne dégage pas l’image d’un mec prétentieux, les gens savent bien que je fais 3 minutes par-ci par-là, et que parfois, on ne me voit pas du tout. Au contraire, je suis dans l’ultra-modestie – pas en ce qui concerne mon travail, dont je suis très fier, mais au sens où je n’ai aucun problème à dire que je suis un bouseux qui vient de la campagne. Je cherche pas à devenir calife à la place du calife, j’ai envie de m’amuser et de pouvoir en vivre. Donc les gens sentant cela, même s’ils n’aiment pas mon travail, ils ne m’en veulent pas. Je n’ai pas de haters, j’en suis assez content. Mon attitude low profile n’énerve personne.
 
La notion de travail revient beaucoup chez toi, tu aimes à faire savoir que tu travailles beaucoup, sur tes chroniques comme sur tes émissions. En gros, tu expliques que ça demande du travail de faire rire les gens.
Oui, c’est un boulot de dingue, enfin pour moi en tout cas – peut-être que pour certaines personnes, c’est plus facile. Mais d’expérience, je n’ai pas vu des choses géniales se faire en un claquement de doigts. Pour moi, c’est laborieux car je veux que le travail masque le travail – on ne doit pas sentir que c’est laborieux, justement. J’aimerais bien qu’on se dise qu’Importantissime est tourné en 3 minutes, le temps de l’émission.
 
Tu écris seul ?
Oui.
 
Tout ? Toutes les fulgurances qu’on peut apercevoir dans Importantissime viennent de toi ?
Tout !
 
 
On a toujours en tête le mythe de l’humoriste qui, une fois rentré chez lui, est sinistre. Est-ce qu’un humoriste rit facilement ? Qu’est-ce qui te fait rire?
(Il digresse, ndlr) C’est marrant, tu avances sans note, c’est agréable, c’est comme une vraie conversation. Enfin, pas vraiment, car si c’était une conversation, je te poserais aussi des questions. Ca viendra peut-être, d’ailleurs. L’idée de l’interview me pose problème : il y a un côté inéquitable que je ne trouve pas intéressant, ce n’est pas une rencontre. Quand t’entends les mecs à la fin des émissions dire «c’était une belle rencontre», c’est faux, ce n’était pas une rencontre, l’autre ne t’a posé aucune question, il n’en a rien à foutre de ta gueule. Il faut créer l’interview dans les deux sens. (Il revient à la question posée, ndlr) Moi, je n’aime pas l’humour qui reflète ce que les gens connaissent déjà, c’est ce que j’appelle «l’humour miroir». Le truc où les gens disent «ah oui, c’est tout toi, ça». Cet humour ne m’intéresse pas. Moi, je veux apporter des idées auxquelles les gens n’avaient pas pensé. Des choses incongrues.
 
Et les humoristes qui te font rire ?
La seule chose que je revendique, c’est Les Deschiens, car quand je fais certaines choses, j’ai tout à fait conscience que je m’en inspire. Dans les borborygmes, dans les morceaux de phrases qui ne servent à rien, les phrases pas terminées, le non-langage… je tiens ça d’eux. C’est comme un hommage.
 
On retrouve aussi la notion de parodie chez toi.
Oui – c’est très facile de parodier la télévision car elle est caricaturale, c’est du gâteau, si je puis dire.
 
Tu as des maîtres du genre comme référence ?
Ah non, pas du tout. Ceci a beaucoup été fait en version sketch, et moi, j’ai tendance à aimer quand c’est plus proche de la réalité.
 
Tu aimes les choses qui ne sont pas «drôles» de prime abord ?  
Moi, je ne sais pas faire de vannes, donc tout vient de ce que je ne sais pas faire ; ce qui me fait rire, ce sont les choses plausibles. Les sketchs à gros traits, on en a vu plein. Les Inconnus, Les Nuls en ont fait des extraordinaires, mais ça ne m’intéresse pas. Et puis j’aimerais faire d’autres choses. Je ne vis pas pour faire des blagues, j’ai envie d’être fier de faire un truc nouveau. Alors ce n’est pas une référence mais je le cite quand même : quand j’ai vu This Is Spinal Tap il y a quelques années, j’ai trouvé ça génial. Il faut d’ailleurs un certain temps avant de se rendre compte que ce n’est pas un documentaire.
 
Comment trouves-tu des idées ?
Il faut se pencher sur soi-même, dans sa propre bêtise, son ridicule, son côté enfantin. Creuser au sein de son propre monstre. Je prends un grand soin à essayer de ne pas faire ce qui a été déjà fait, je veux qu’on m’attribue la paternité de mes idées – c’est bizarre, mais ma fierté est là. Je ne regarde plus vraiment la télévision, mais mes souvenirs datent de l’époque où j’étais sur M6 et où je me moquais des programmes de la chaîne, donc je regardais toutes les émissions. Je me suis beaucoup imprégné de la télé dans ces années-là, et d’ailleurs quand tu regardes Importantissime, tu vois que l’on y retrouve plein de détails de télé datée, ringarde. Le mec qui regarde son retour en souriant, ça n’existe pas, même Pernaut ne le fait pas systématiquement.

Est-ce qu’il y a des professionnels de la profession qui te disent que ton regard sur la télévision est juste ?
Plein ! Ils adorent le programme car ils reconnaissent les petits travers de la télé, et ce qui est génial, c’est qu’aucun ne se sent visé, c’est toujours les autres ! Parfois, certaines personnes à la télévision se trouvent aspirées dans un système mais ne peuvent rien y faire, donc c’est encore plus savoureux pour elles car elles savent bien comment ça marche.
 
En combien de temps s’écrit un épisode ?
C’est de plus en plus dur d’écrire car j’essaie de trouver un ressort comique différent à chaque fois. Je ne peux pas engueuler Jean-Bradley dans sa chronique à chaque fois. Je ne veux pas qu’il y ait trop de récurrence. Ca pourrait faire marrer, mais je considère que je ne suis pas payé pour cela – pour cela, il y a mon spectacle. A la télé ou à la radio, tu ne peux pas te répéter – j’aurais honte si je le faisais. L’idée est de surprendre les gens, quitte à parfois ne pas travailler. Quand je vais au bout de mes idées, je ne peux pas les recycler à l’infini, d’où les années sabbatiques. Je sais déjà qu’Importantissime ne va pas durer jusqu’au mois de juin.
 
 
Tu as l’air d’être d’un naturel optimiste qui n’a pas vraiment peur du lendemain. Tu as été consultant pendant plusieurs années avant d’aller vers la comédie, et après, tu es parti de Canal pour finalement y revenir. Il faut avoir du courage pour faire des choix comme ceux-là, non ?  
Oui, il s’agit de se mettre en danger. Les artistes laissent croire que c’est du courage alors que ce n’est pas du tout le cas. Moi, au début de ma carrière professionnelle, j’étais consultant en entreprise, et puis au bout d’un moment, je n’en pouvais plus. J’ai décidé d’arrêter ; selon moi, le courage aurait été de continuer. Ca me paraissait plus facile de lâcher prise. Aujourd’hui, j’ai pris le pli. Ca ne me fait pas peur de savoir comment je vais gagner ma vie l’année prochaine – pour l’instant, je n’ai pas de boulot pour l’année prochaine, tu vois ? Mais c’est une question d’organisation : il faut avoir un mode de vie assez léger, il ne faut pas avoir besoin de beaucoup d’argent au quotidien, et puis mettre de côté quand tu en gagnes. Là, je suis bien payé, donc j’en mets de côté, comme ça, ça va me financer les mois où je n’aurai aucun travail. Et puis quand t’es cadre en entreprise, tu peux aussi te faire virer du jour au lendemain, donc dans le fond, tu n’es pas tellement plus en précarité dans mon métier que dans un autre. Le plus dur pour moi, c’est d’avoir de nouvelles idées, car c’est comme ça que j’ai du boulot.
 
As-tu proposé à Claire Chazal de la remplacer pour un JT ?
J’adorerais ! C’est une sorte de fantasme, j’adorerais qu’on me laisse présenter un journal de 20h. Je voudrais faire quelque chose de personnel dans une très grosse machinerie. Pour moi, ce serait un truc extrême qui me ferait marrer.
 
Tu as des idées d’autres formats pour le futur ?
Non, je n’ai pas d’idées d’avance. En ce moment, je me demande si je dois creuser le sillon de la fiction ou si je dois creuser le sillon de la réalité, c’est-à-dire faire une émission de flux, comme Le Grand Journal ou La Nouvelle Edition. J’adorerais réunir les deux, fusionner tout ça… j’aimerais créer une rupture à la télévision.
 
Dis donc, ça pourrait être l’une de tes fameuses citations à la fin d’Importantissime, ça.
Oui, c’est vrai. Complètement même ! Mais le personnage d’Importantissime est assez proche de moi, j’ai juste poussé le curseur du mec insupportable à fond. J’aimerais ceci dit créer une rupture, changer le modèle. J’aimerais casser le ronron de la promo : on reçoit mécaniquement des gens tous les jours car il faut remplir des émissions, on ne se demande même pas si leur film est bien ou pas. Comme ils sont connus, on les invite, et j’en ai un peu marre de ça. Les gens ont peur de changer les choses, de changer de modèles, ils sont tétanisés.
 

Mais tu veux quand même rester à la télévision ?
Oui. Bizarrement, celle-ci m’attire parce qu’elle est délaissée par plein de gens. Il y a tant de gens qui se servent de la télévision comme d’un marchepied car leur rêve ultime est de faire du cinéma… Après leur petit programme court, hop ! ils font du ciné. Donc la télé est toujours délaissée, c’est le marchepied des gens créatifs. C’est un média hyper-puissant mais moins prestigieux que le cinéma, qui lui est «immortel». J’adore l’idée prétentieuse et ambitieuse de rester à la télé et de l’améliorer.
 
D’où sors-tu les personnes que l’on trouve dans Importantissime ? Qui est Corine Désormais ?
Le mec qui fait Jean-Bradley est l’un des deux monteurs de la pastille, je travaillais avec lui au Grand Journal. Laurence est une amie, Marc le rédac-chef est le vrai rédac-chef de La Nouvelle Edition, le spécialiste est un mec que je croise régulièrement au bistrot PMU pourri en bas de chez moi. C’est du casting sauvage, quoi !
 
Tu avais annoncé que tu souhaitais te présenter à la présidence de Radio France, et puis après, plus rien. Que s’est-il passé ?
Oui, quand Jean-Luc Hees est parti, j’ai déposé ma candidature. C’était une blague.
 
Est-ce que c’était vraiment une blague ?
Oui et non. Il est vrai que je dis par exemple souvent à Canal+ que j’aimerais bosser au siège, genre directeur des programmes, car j’ai des idées très précises de ce que je ne veux plus voir à la télévision. Et puis j’aime bien jouer au patron alors que je n’ai même pas de société de prod’, j’aime bien jouer au «grand».
 
 
Dans un épisode d’Importantissime, tu reçois – ou du moins tu fais croire que tu reçois -Marianne Faithfull. Tu en es fan ? Et d’ailleurs, qu’est-ce que tu écoutes comme musique ?
J’adore le système de la télé en creux, du suggéré, de faire avec les moyens du bord, et donc de faire croire qu’un live de Marianne Faithfull vient d’avoir lieu sur le plateau – c’était là tout le principe de Télé Oléron. J’aime bien le principe de taper sur les icônes aussi, de l’appeler «mémé Faithfull»… c’était génial en plus, parce que deux jours plus tard, c’était la journée spéciale Marianne Faithfull sur France Inter. A part ça, j’écoute très peu de musique, ça fait quelques années que je n’écoute quasiment plus de musique.
 
J’ai appris que tu ne lisais pas ou peu, tu n’écoutes pas de musique non plus… du coup, tu penses beaucoup ?
(Rires) Oui, je réfléchis, mais je peux aussi jouer à Ruzzle pendant vingt minutes d’affilée ! J’aime le silence en fait, mais j’aime bien écouter de la musique en voiture. Quand tu roules au milieu d’une rangée de peupliers, il y a un beat créé spécialement pour cette activité. Par exemple, j’adore la musique du générique d’Importantissime, je peux l’écouter en boucle, elle est dans la playlist de ma voiture. J’aime bien écouter les versions intégrales des jingles, genre ceux des JT.
 
Tu regardais quoi à la télévision quand tu étais petit ?
Petit, j’adorais les dessins animés, comme tout le monde, et puis après, j’ai aimé Santa Barbara – j’adorais même. Et puis des trucs comme Manimal, aussi. J’aimais aussi Maguy, et je regardais Benny Hill le dimanche soir. Ca ne me faisait pas spécialement rire, mais je regardais quand même.
 
S’il devait y avoir un biopic sur ta vie, qui choisirais-tu pour t’interpréter ?
Philippe Katerine. Je lui demanderai. Quand je le vois, j’ai l’impression de me voir moi petit, mais dans un corps d’adulte. C’est très étrange. Quand je lis ses interviews, j’ai l’impression qu’on a plein de choses en commun, aussi. Ca serait lui sans hésiter !