LE CONCEPT

« Cousu main » est présentée par Cristina Cordula. Elle dépoussière l’image de la couture et donne des conseils sur la tendance « DIY » (Do It Yourself*). L’émission met à l’honneur des couturiers amateur qui souhaitent développer leur DIY.
Dix passionnés venant de différents horizons se retrouvent dans l’émission pour leur passion commune : la couture. Différentes épreuves vont les départager afin qu’ils puissent prouver qu’ils sont capables de confectionner de leur propre main des vêtements de qualité et tendance, mais aussi de transformer des pièces déjà existantes en un vêtement plus personnalisé. Les juges leur donnent des conseils mais les jugent aussi lors des différentes étapes.

Le jury est composé d’Amparo Lellouche et Julien Scavini.

* “faîtes-le vous-même”

LE PROGRAMME

  • Diffusion : Le Samedi à 18h00 – Saison 2 à venir
  • Chaîne de diffusion : M6
  • Présentation : Cristina Cordula
  • Production : BBC
  • Format : 70 minutes

LA VIDÉO

L’ANIMATRICE

Cristina Córdula

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Cristina Córdula est une ancienne mannequin brésilienne. Depuis, elle a fait un long et beau parcours. En effet, cette dernière a son agence de relooking depuis 2002, mais elle a surtout su imposer son style dans les émissions de télévision sur Téva et sur M6 dans l’émission « Nouveau look pour une nouvelle vie », depuis 2004, grâce à ses conseils de mode.

En 2010, elle a publié différents ouvrages autour du conseil :
– Toutes les femmes sont belles, publié chez Larousse
– Les 50 règles d’or du relooking

Suite à cela, Cyril Hanouna fait appel à Cristina, en 2014, pour son émission « Les pieds dans le plat » sur Europe 1, durant la Coupe du Monde de Football.

LES JUGES

AMPARO LELLOUCHE

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Amparo Lellouche a suivi, à l’école Guerre Lavigne, une formation de modéliste. Elle prend goût à la couture, la coupe et la mode. Elle a travaillé chez Lolita Lempika, Diamant Noir ou encore Emmanuelle Khan et Balenciaga.

Interview
Pourquoi avez-vous participé à “Cousu main” ?
Après avoir travaillé toute ma vie dans l’univers de la couture, je me sentais à l’aise avec le sujet de l’émission et j’étais curieuse de connaître le niveau des amateurs… Je n’ai pas été déçue et j’ai même souvent été impressionnée par la créativité de certains candidats. Mais j’ai aussi remarqué qu’en tant qu’amateurs, ils avaient tous une vraie difficulté pour couper, et que le montage leur posait parfois du souci, mais c’est normal, ce ne sont pas des professionnels. Notre rôle avec Julien était de les aider et à travers eux de conseiller les téléspectateurs.

Comment expliquez-vous cette tendance du “do it yourself” ?
Les couturiers amateurs de “Cousu main” étaient particulièrement doués pour transformer des vêtements. La customisation, l’envie de personnaliser des vêtements est quelque chose que les gens aiment beaucoup faire. Aujourd’hui, avec les patronages et les machines proposés dans le commerce, la couture est devenue accessible. Et puis, c’est un hobby économique car le tissu ne coûte pas cher !

Qu’est-ce qui vous a donné envie de devenir modéliste et de travailler dans la couture ?
Je suis arrivée d’Espagne à 18 ans et je ne devais rester que quelques mois à Paris, mais la vie ici m’a tellement plu que je m’y suis installée. A l’époque, en Espagne, les jeunes filles apprenaient la couture et ma mère nous obligeait à en faire pendant les vacances d’été. J’ai beaucoup appris grâce à elle. A Paris, j’ai commencé à faire quelques retouches dans une boutique, puis une école de modéliste et j’ai finalement travaillé dans des maisons de prêt-à-porter : Colette, Fabiani… Après mon mariage et deux enfants, j’ai repris mes études à la Chambre Syndicale de la Haute Couture Parisienne et j’ai travaillé sur des défilés dans différentes maisons de couture, avant d’entrer chez Balenciaga, où je suis restée 20 ans… Travailler pour un créateur d’origine espagnole et aux côtés de Nicolas Ghesquière reste un merveilleux souvenir.

Quels sont vos inspirations et vos couturiers favoris ?
J’aime les choses assez simples, avec des petits détails. Je ne suis pas très attirée par les choses trop sophistiquées. Parmi mes modèles fétiches, il y a le smoking d’YSL ou encore les vêtements Courrèges. J’aime aussi beaucoup Karl Lagerfeld pour Chanel ou encore le travail de Marc Jacobs. Mais contrairement à ce que l’on peut penser, je n’ai pas beaucoup de vêtements. Quand on travaille dans la couture, on a très vite l’impression que tous les vêtements qui nous entourent nous appartiennent, qu’on en est le propriétaire ! J’ai quelques vêtements qui datent de 25 ans, que j’ai gardé car les tissus étaient souvent plus beaux et plus nobles qu’aujourd’hui.

JULIEN SCAVINI

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Julien Scavini a fait des études d’architecture, mais change rapidement d’orientation en intégrant l’école des Tailleurs André Guilson. Sa réputation est telle qu’il devient l’un des tailleurs les plus en vogue de Paris, ce qui lui permet d’ouvrir sa boutique en 2012. Il alimente aussi son blog : Sitff-Collar.com et a une chronique dans le Figaro Magazine.

L’interview
Pourquoi avez-vous participé à “Cousu main” ?
C’est surtout l’envie d’expérimenter quelque chose de nouveau et l’aventure humaine qui me plaisaient. Je travaille au calme dans mon atelier, tout seul, donc c’était sympa de savoir que j’allais rencontrer du monde ! Et puis, j’aime bien expliquer, enseigner, montrer, raconter… Ça me plaisait de rencontrer des amateurs et de leur apporter une vision professionnelle…

Comment expliquez-vous cette tendance du “do it yourself” ?
Nous sommes dans une société très informatisée, donc le retour à une activité manuelle et le plaisir de faire les choses pour soi reviennent. C’est agréable d’être un peu inventif et de faire marcher son imagination. Et puis ça peut être le moyen de partager avec les autres qui ont la même passion.

Avez-vous été surpris par le niveau de certains candidats ?
Oui complètement ! Quand j’ai vu les épreuves techniques, je me suis dit que je n’aurais jamais réussi à les faire dans le temps imparti. Je n’aurais jamais pu participer à l’émission ! J’ai été épaté par leur rapidité d’exécution. Les épreuves de customisation m’ont également bluffé : les candidats ont été très créatifs et inventifs.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de devenir tailleur de costumes et de travailler dans la couture ?
J’ai découvert ce métier lors de portes ouvertes dans une école et j’ai tout de suite aimé le fait qu’il y ait des règles précises dans la mode pour hommes. Travailler à la main me plaisait, plutôt que de travailler devant un ordinateur. Cet univers hors du temps, au calme. L’ouverture de ma boutique m’a apporté autant de fierté… que de stress ! Je suis également fier du succès de mon blog et du lancement de mon livre en septembre.

Quels sont vos inspirations et vos couturiers favoris ?
Comme tout homme qui aime les beaux costumes, j’aime les années 20 et 30. Je m’inspire des grands acteurs d’Hollywood, d’Hercule Poirot ou encore des costumes du premier film de “Gatsby le Magnifique”. Je m’intéresse également à l’Histoire, aux vêtements du 17e et du 18e siècle. J’aimais beaucoup Arnys, une vieille maison parisienne, ainsi que les maisons Charvet et Old England, car cet esprit suranné est le vrai luxe pour moi. Et j’adore Tom Ford et Ralph Lauren, qui est le meilleur faiseur de prêt-à-porter pour hommes.

Qu’est-ce qui fait un bon couturier : quelles sont les compétences et qualités essentielles ?
La première des qualités est la précision, puis le calme, la patience et l’organisation. C’est un métier très minutieux, il ne faut pas vouloir aller trop vite. La couture est un art du camouflage : toutes les coutures doivent être cachées,la première difficulté à appréhender est de travailler sur l’envers.

L’INTERVIEW

TELEVISION La Rosheimoise Séverine est piquée de couture. Cette mère au foyer de 44 ans est l’une des dix candidats de la nouvelle émission de M6 «Cousu main», samedi à 18h, présentée par Cristina Cordula…
Séverine, candidate de «Cousu main»: «Je couds 20 heures par semaine»

Séverine, comment êtes-vous venue à la couture?
C’était il y a fort longtemps, il y a 23 ans. Quand on a emménagé avec mon futur mari dans notre premier appartement, on avait une grande baie vitrée. Les rideaux tout faits n’existaient pas alors on est allés en magasin faire le choix du tissu et quand on a demandé à les faire faire, la confection était aussi chère que le tissu. J’ai dit à mon mari: «C’est bientôt mon anniversaire, achète-moi une machine à coudre, je vais les faire.»

Et depuis que fabriquez-vous?
Au départ, c’était surtout décoratif: des rideaux, des housses de coussin, de canapé. Puis, il y a six ans quand nous étions dans le Nord l’école de mon fils cadet a organisé un marché de Noël. Là, j’ai fait des sacs à main, des trousses. Je suis passée à une couture utilitaire puis il y a quatre ans, je me suis mise à faire de l’habillement.

Pour vous? Votre mari? Vos enfants?
C’est avant tout pour moi. Je suis une personne assez ronde. Coudre me permet de me faire des vêtements qui me tombent bien. Je me suis fait une cape, des jupes, des chemisiers, des t-shirts, des tuniques… Cette année, je n’ai quasiment rien acheté hors des pantalons. Je couds aussi pour mon mari ou mes deux fils de 14 et 16 ans. Quand un adolescent de 16 ans met un habit fait par sa mère, il ne faut pas que ça se voie (rire). A mes fils, j’ai fait des chemises, des bermudas, des t-shirts… Pareil pour mon mari. Je ne me suis pas encore attaqué au costume trois-pièces (sourire).

Quel est votre équipement?
J’ai deux machines à coudre, une électronique, l’autre mécanique, et une surjeteuse pour coudre bord à bord.

Economiquement coudre pour soi est intéressant?
Oui, d’autant que je suis une grande taille. Quand j’ai fait ma cape cet hiver, j’en ai eu pour 30 euros de tissu.

Combien de temps passez-vous devant votre machine?
Vingt heures par semaine. Je couds quand personne n’est à la maison dans mon espace aménagé au sous-sol, dans le silence complet. D’ailleurs dans l’émission, c’est ce que m’a le plus déroutée: le bruit à l’atelier.

Comment vous êtes-vous retrouvée dans Cousu main?
J’ai un blog et j’ai vu via les blogs de couture que l’émission allait se faire. Mon mari était bof bof pour que j’y participe. Une amie, elle, était motivée et m’a demandé d’y aller avec elle. On a eu un entretien via Skype puis j’ai fait une interview filmée à Paris et un test de couture avec une cinquantaine de candidats et j’ai été appelée. Je suis là un peu par hasard.

Quel est le format de l’émission?
Il y a dix concurrents avec une élimination par semaine. Chaque semaine, nous avons deux épreuves: une sur patron et une autre de customisation. Le format est sensiblement le même que Le meilleur pâtissier avec Cyril Lignac sur M6.
Et Cristina Cordula, comment est-elle? Aussi enthousiaste qu’on peut le voir dans ses émissions?
Elle est très sympathique, pétillante, dynamique. J’étais contente de la connaître. Elle le dit, elle n’y connaît rien en couture, son domaine, c’est la mode. Elle a été épatée par ce que l’on a pu faire.

Comment allez-vous regarder la première émission samedi?
Je vais être un peu tendue. J’aurai avec moi mon mari et mes fils. Je sais ce qui s’y passe. Je n’aurai pas de surprise, j’ai été moi-même mais on ne sait pas tout quand même. Quand on coud, on n’a pas le temps de s’occuper des autres. Je m’attends à ce que samedi et dimanche, ça bouge un peu. Mes ami(e) s sont impatients de voir l’émission. Je vais avoir des SMS et des coups de téléphone (rire).

Sources : 20 minutes