Imaginer ce qui va plaire aux téléspectateurs est une des priorités de Jean-Etienne. Passionné par la fabrication de programmes, il aime raconter des histoires et partage avec nous son parcours.


Quel est ton métier ?

Je suis producteur artistique (chef de projet). Je gère tous les maillons de la chaîne de production d’un programme, du développement jusqu’à la diffusion. Je suis en charge de la partie artistique.

À quel moment interviens-tu précisément ?

Tout dépend du programme. En ce moment, je produis Itinéraire Bis, la seconde partie de soirée de Pékin Express. Pour cette émission, j’interviens dès le départ. J’imagine et écris la route, je prépare le tournage avec un fixeur sur place, puis je réalise l’émission. L’idée est de faire découvrir aux téléspectateurs, la culture et les traditions des pays traversés par la course, via un binôme d’anciens candidats qui sillonnent ces pays en immersion et relèvent des défis.

Quel est ton parcours ?

Cela fait 16 ans que je fais de la télé. Après des études littéraires, j’ai fait des études de journalisme. Originaire de Toulouse, je suis arrivé à Paris à 21 ans. Grand passionné de sport et de tennis plus particulièrement, je voulais être journaliste sportif. Ce métier est fait de rencontres et fin 2001, je croise la route d’ Alexia Laroche-Joubert qui produisait alors le Loft et la Star Academy. Nous nous sommes bien entendu et j’ai commencé à travailler sur les castings et les tournages du Loft à ses côtés. J’ai mis un pied dans le divertissement et la télévision du réel et je ne me suis jamais arrêté.

Tu es resté longtemps sur ce type de programme ?

En fait, un projet en appelle un autre. Du coup, je suis passé du loft à la Star Academy 2, qui a vraiment lancé ma carrière, à 3 saisons du Bachelor sur M6, puis la saison 1 de Pékin Express. J’ai également travaillé pour Un Dîner Presque Parfait et la 1ère saison de Top Chef. J’ai développé et produit la 1ère saison des Anges de la Téléréalité, les Vraies Housewives et enfin MasterChef sut TF1. J’ai eu la chance de pouvoir également travailler côté chaîne, à la direction de programmes. C’est un plus dans mon savoir-faire. Je suis ensuite retourné à la fabrication qui reste mon terrain de jeu favori.

Qu’est ce qui te plaît le plus dans ton travail ?

C’est de superviser un projet dans sa globalité. Quand tu es producteur, tu es un peu un chef d’orchestre, tu gères toutes les étapes de la production, et tu fais en sorte que le cahier des charges soit rempli. C’est un poste touche à tout ! Tu pars d’une page blanche, il faut créer, développer, écrire, gérer les castings, la création des décors (le cas échéant), produire, post-produire….jusqu’au jour ou tu vois ton émission à la TV, c’est une belle satisfaction. Alors bien entendu, la cerise sur le gâteau, c’est quand ton émission réalise de belles audiences, mais ça c’est une autre histoire…

C’est quoi ta journée type ?

En ce moment je suis donc en montage. Les chefs d’édition construisent et montent des séquences que je visionne, je fais des remarques, et ils font des modifications si nécessaire. Vient ensuite la phase de lissage qui est vraiment la dernière passe sur le montage de l’émission avant le visionnage avec la chaîne. Le montage est déterminant et doit vraiment sublimer la matière. Tous les détails comptent, du choix de telle musique pour illustrer une séquence, de la bonne interview placée au bon moment jusqu’à l’écriture des commentaires.  

Quel est ton lien avec Atlantis ?

Je connais Atlantis depuis l’époque du boulevard de la République ! Atlantis pour moi c’est beaucoup de journées et de nuits en montage. Mes moments préférés ici ce sont les croissants le matin avec mon café avant de commencer mes visionnages. Et puis ce qui est sympa chez Atlantis c’est que l’on croise des gens qu’on connaît toute la journée. C’est vraiment la grande famille de la télé et ça nous permet de rester connectés ! Ne parlons pas des soirées qui sont folles ! Big up à toute l’équipe !

Qu’est ce qui fait un bon directeur artistique ?

La passion avant tout ! C’est un métier qui demande beaucoup de temps, d’investissement personnel, il ne faut pas compter ses heures. Il faut savoir être à l’écoute, humain et psychologue pour arriver en permanence à s’adapter à nos interlocuteurs et bien manager nos équipes par exemple. Il faut également savoir accepter la critique et en faire une force. Plus que tout : il faut aimer le programme pour lequel on travaille.